ERSCIA Historique du projet


1999

Roland Jost et Joseph Haas s’associent pour fonder en Belgique IBV (industrie du bois de Vielsalm). Ils promettent emploi et vantent leur activité économique « verte ». Rapidement ils polluent la rivière, créent des nuisances aux riverains bien supérieures à celles annoncées, des norias de camions traversent le village, près de 450 par jours d’après les riverains pour l’ensemble de la zone industrielle (Jost group est un des plus gros transporteur routier européen).

2001-2006

Pascal Jacob est président de « Fibre active » l’agence de développement de la Nièvre, financée en partie par le conseil général.

2007

Un industriel du sciage (Fruytier) qui voulait faire une méga scierie + cogénération refuse ce site et part en Côte d’Or, faute de route ad hoc, de ligne haute tension, de voie ferrée en état, de zone industrielle et face à un bois à racheter et à couper.

2007

Il faut une scierie supplémentaire dixit un rapport sur la ressource forestière Bourguignone

2008

Pascal Jacob s’associe avec Joseph Haas

2008

Un premier projet IBV est recalé (3e appel d’offre) par la commission de régulation de l’énergie (CRE) notamment parce qu’il ne répond pas aux meilleures techniques disponibles.

28 déc 2009

Un arrêté double le prix de rachat de l’électricité et plus besoin de l’aval de la CRE, le pôle bois de Sardy est relancé…

2010-2011

Pascal Jacob, ex. président de Fibre active et président du Medef Bourgogne monte un projet similaire à celui de Fruytier soutenu par IBV, les élus locaux (et le député PS Christian Paul). Dans ce projet le cogénérateur ne brûlera pas que de la bio masse (comme en Belgique) mais aussi des déchets de bois.

2011

Une première demande est déposée au CNPN, tellement indigente qu’elle n’est même pas examinée.

Fév 2012

Le CNPN est consulté avant de publier l’arrêté de destruction d’habitat d’espèces protégées qui vivent dans le bois pour obtenir son aval… mais c’est un avis très négatif que rend le CNPN qui se conclue par : « Au vu des insuffisances flagrantes de ce dossier, Avis défavorable. »

Printemps 2012

Fait rare, le préfet, ne tenant aucun compte de l’avis du CNPN, publie les arrêtés qui sont attaqués par les associations (destruction d’habitat d’espèce, défrichement en référé suspension, permis de construire, création du lotissement industriel). Mention spéciale : l’enquête publique indiquait 30 % de déchets de bois (biomasse + non biomasse) et c’est sur cette base que les élus ont voté le projet. L’arrêté final, lui, indique 75% de déchets de bois non assimilables à de la biomasse ! Et presque aucun élu ne trouve quelque chose à redire !

Juin 2012

Les citoyens créent Adret Morvan dans une ferme de Gacogne. Ils sont une centaine d’adhérents.

19 juin 2012

L’arrêté destruction d’habitat d’espèce est suspendu par le tribunal de Dijon

5 juillet

Le préfet retire son arrêté

10 juillet

Il en publie un autre avec quelques aménagements et est à nouveau attaqué en référé par le collectif et les associations.

13 juillet

Première manifestation d’Adret Morvan à la maison du parc lors de la signature de la charte forestière où les élus signent la charte qui préconise le contraire de la démarche d’Erscia… Adret Morvan interpelle le préfet et Christian Paul qui promettent « une réunion d’information ».

Juillet 2012

Un huissier mandaté par les associations constate une zone humide dans le bois de 6 hectares alors que le projet l’estime à 2 200 m2.

Septembre

L’arrêté de défrichement autorise la coupe du bois et le deuxième arrêté « destruction d’habitat d’espèce » n’est pas encore suspendu par le tribunal.

2 septembre

Pique nique citoyen contre le projet dans le pré de la justice.

3 septembre

Réunion d’information pour répondre aux questions d’Adret Morvan en préfecture. Adret Morvan a particulièrement étudié le dossier et les questions très précises et trop techniques dépassent rapidement les capacités de réponse de la Dreal. Erscia, plus simplement, refuse de répondre à beaucoup de questions. Le préfet demande instamment à Erscia de répondre ultérieurement par écrit, ce qui ne sera jamais fait. Le préfet s’engage auprès d’Adret Morvan devant les élus, Nièvre aménagement, Erscia et la Dreal à ce que Nièvre aménagement n’engage pas les travaux avant la décision du juge. Il s’engage aussi devant les mêmes et en conférence de presse à attendre le jugement sur le fond si l’arrêté est à nouveau suspendu (c’est à dire à ne pas le retirer pour en sortir un 3e).


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